Test PS3 / Xbox - The Saboteur
j’ai choisi de vous parler d’un jeu sorti un peu dans l’anonymat début décembre dernier sur Playstation 3 et X360 : The Saboteur.
Le jeu est édité par Electronic Arts et développé par Pandemic Studios déjà responsable de des séries Mercenaries et Star Wars Battlefront entre autres, le studio a depuis fermé ses portes.

Vous incarnez donc un Irlandais du nom de Sean Devlin, mécanicien, qui se reconvertit brièvement pilote de course au tout début du jeu, malheureusement des événement tragiques vont se dérouler lors de la première heure, un méchant blond national-socialiste se prénommant Dierker va lui voler la victoire lors d’un Grand Prix, ce qui rendra Sean tout vénèr, à noter aussi qu’il tuera le meilleur ami de Sean ce qui n’arrangera décidément pas les choses entre eux. A partir de là Sean décide de partir pour Paris où il fera la rencontre Luc qui l'embrigadera dans la Résistance, les petits poltrons modernes pourront donc se prendre pour des héros en cassant du SS à tours de bras.
Dans The Saboteur, pas de couloirs où l’on passerait son temps à buter des vilains à la chaine, non, le jeu est un véritable sandbox (bac à sable) où l’on rempli des missions qui se divisent en 2 genres : les missions qui font avancer le scénario qui apparaissent sur la carte sous la forme du nom du gars à voir, puis d’un point jaune/rouge selon l’objectif. les missions libres, qui sont en réalité de simples objectifs comme par exemple faire sauter un haut-parleur de propagandes ou faire sauter un nid de snipers. Au début du jeu, on n’a accès qu’à une seule zone de Paris, des barrages nazis bloquant les autres zones, on peut certes les forcer mais cela n’est pas très intéressant vu qu’on aura rien à y faire.. Le gameplay est lui proche de celui d’un Assassin’s Creed, on se ballade dans Paris au milieu de la «foule» (3 personnes sur un trottoir de 100 mètres) et l’ont peut s’agripper à peu près à tout et n’importe quoi de manière à monter sur les toits des immeubles, de manière à se déplacer incognito, pouvoir se placer idéalement pour sniper quelqu’un. les déplacement sur les toits sont parfois laborieux du fait d’un level design approximatif, il arrive que l’on tombe dans un trou avec un muret de 1 mètre de haut devant nous, mais que Sean n’arrivera jamais à passer sans que l’on sache pourquoi, il faut alors s’amuser à escalader le mur de derrière qui lui fait bien 5 mètres, beaucoup plus rapide et pratique <.<
En ce qui concerne les gunfights, ils sont assez précis en ce qui concerne les tirs, le système de couverture est lui à chier et met parfois Sean à couvert sans qu’on le veuille. On ne peut pas non plus savoir où atterriront les grenades que l’on lance, ce qui a tendance à faire chier par moments. le corps-à-corps est quant à lui complètement foiré.
Pour réussir certains objectifs on peut opter pour le choix de l’infiltration, mais comme dans Assassin’s Creed on se rend vite compte qu’il ne faut pas trop compter dessus, même si vous avez piqué l’uniforme d’un garde les autres vous grilleront en quelques secondes, et il faudra sortir votre mitraillette tôt ou tard. Chose curieuse lorsque l’on se déguise en nazi, le brassard rouge que portait le garde n’apparait pas sur Sean, un détail certes mais j’ai trouvé ça débile, bref...
Pour réussir dans son entreprise, Sean pourra bien évidemment compter sur tout un arsenal allant du simple pistolet (silencieux ou non) au bazooka, en passant par le fusil sniper ou le fusil-mitrailleur, mais également des grenades ou des bâtons de dynamite, que vous pourrez acheter à des contrebandiers grâce à la monnaie du jeu : les points de contrebande. Pour obtenir ces points de contrebande on peut se contenter des missions de scénario mais cela ne suffit clairement pas et il faut donc se rabattre impérativement sur les missions libres qui sont vraiment TRES nombreuses (environ 1300), mais également très courtes vu qu’il ne s’agit que de simples objectifs. Ces objectifs se présentent sous la forme de petits points blancs sur la carte, concrètement on trouve des stations radio mobiles à faire sauter, des DCA à dynamiter, des caisses de contrebandes à ouvrir, un général nazi à descendre, une station essence à faire flamber, bref le titre du jeu prend ici tout son sens car il s’agit pour l’essentiel d’opérations de sabotage sur du matériel nazi.
Graphiquement, le jeu est assez inégal, déjà il faut séparer les zones dites occupée où tout est en noir et blanc, sauf le rouge des drapeaux et brassards nazis ainsi que les explosions et le sang. Les zones où la Résistance est présente sont elles toutes en couleurs. Chaque fois que la Résistance arrivent dans une zone on voit celle-ci retrouver ces couleurs, un peu comme dans Okami ou Flower. Le jeu est assez agréable à l’oeil lorsqu’il est en noir et blanc, même si parfois on voit un peu trop de noir ce qui est assez désagréable, surtout sur les toits vu que l’on ne sait pas où l’on marche. En revanche une fois la zone passée en couleurs, c’est un véritable viol que vos rétines risquent de subir. Couleurs mal choisies, léger effet de flou, textures grossières, modélisation approximative, tous ces défauts que le noir et blanc cachait très bien sautent alors aux yeux, on est limite deg de libérer une zone des nazis tellement le jeu devient laid au fur et à mesure.
Au final The Saboteur est-il un bon jeu ? Non, mais pas un mauvais non plus, le concept est clairement intéressant mais souffre d’un gameplay trop bancal qui ne sait pas si il doit s’orienter sur l’infiltration ou sur le gunfight, et comme on dit, «qui fait tout ne fait rien de bien», et c’est exactement le problème de ce titre. Pour autant je ne regrette pas cet achat mais uniquement car ce fût à petit prix (environ 30 euros en import anglais), mais à 70 euros il est évident que je l’aurais eu travers de la gorge. Dernière chose, ce jeu est à se procurer en version britannique car le jeu est censuré en France, Allemagne, et Suisse, où les svastikas ont été remplacées par des croix de fer politiquement plus correctes.
Un petit trailer : Et du gameplay :